Le film de la semaine : Premiers crus

Sorti en 2014, premiers crus est un film réalisé par Jérôme Le Maire avec Gérard Lanvin, Jalil Lespert ou encore Alice Taglioni. Comme son nom l’indique, le synopsis tourne autour du vin et du monde de la vigne, plus particulièrement celui du vignoble de Bourgogne. Voici mon avis sur premiers crus !

Une affaire de famille

Charlie Maréchal est un fils de viticulteur qui à quitté sa Bourgogne natale pour s’installer à Paris. Devenu oenologue, il est aujourd’hui à la tête d’un guide dont les notes font la pluie et le beau temps dans le monde du vin. Son père, quant à lui, a perdu la passion du bon vin depuis son divorce et l’éloignement de ses enfants. Devenu aigri, son manque d’implication met en péril l’exploitation et la faillite semble inévitable. Charlie, après mûre réflexion, décide de revenir en Bourgogne et de sauver l’exploitation. Mais noter le vin, ce n’est pas le fabriquer. Commence alors une course contre la météo, le temps et le passé. Une belle leçon de vie qui nous tient en haleine pendant plus d’1h30.

Un bel hommage au monde du vin

Premiers crus peut ressembler à une campagne publicitaire des vins de Bourgogne. Toutefois, quand on fait abstraction de ce côté communication, le film retranscrit avec justesse la complexité du vin. Tributaire de la météo, des cépages, de l’environnement et de dizaines de facteurs, le vin est un produit noble dont on ignore souvent le travail qu’il nécessite. Premiers crus illustre très bien la passion et la transmission nécessaires à la création d’un grand vin. Baudelaire écrivait “boire du vin c’est boire du génie”, ce film nous le prouve. Travail du sol, mûrissage du raisin, prise en compte de l’ensoleillement… Tous ces facteurs font de la production de vin une activité quasi scientifique. Premiers crus nous partage cet univers méconnu avec pudeur et émotions, on apprend et on apprécie.

Un jeu d’acteurs efficace

Pour finir, notons, une fois n’est pas coutume, la justesse de Gérard Lanvin. Dans un rôle de père aigri et bougon qui lui colle à la peau, il donne du corps au film qui n’en manquait pourtant pas. Ses expressions, sa gueule et son tempérament le rendent indispensable. Jalil Lespert et Alice Taglioni performent aussi, tout comme les seconds rôles, l’ensemble fonctionne très bien. Alors si vous êtes en panne d’inspiration, que vous ne trouvez pas de film, n’hésitez plus, regardez premiers crus !

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