On se fait un ciné : Sauver ou périr, un drame poignant

Sauver ou périr, actuellement au cinéma, est un drame français réalisé par Frédéric Tellier, avec Pierre Niney et Anais Demoustier. Avec une devise assez explicite, Sauver ou périr s’attaque à deux sujets principaux : la vie des pompiers de Paris et la reconstruction de ces Hommes victimes d’un grave accident. Voici mon avis.

Un vrai travail de recherche et d’immersion

La première chose qui m’a frappé en visionnant Sauver ou Périr, c’est le travail d’informations et d’immersion du réalisateur et des acteurs. En tant que spectateur, on constate très rapidement que le sujet a été traité en profondeur. Frédéric Tellier a rencontré des médecins, des psychiatres et s’est déplacé dans des centres spécialisés pour grands brûlés. Pierre Niney, quant à lui, à passé 4 mois avec les pompiers de Paris, à les suivre pendant leurs entraînements et leurs interventions. Accompagné par un coach et un nutritionniste, il a pris 10kg de muscles pour jouer ce rôle, puis a du tout reperdre pour jouer le rôle d’un grand brûlé. Le réalisme est poussé a son acmé, et rien que pour ça, Sauver ou Périr vaut le détour.

Un hommage aux soldats du feu

Avec ce film, Frédéric Tellier nous plonge au coeur d’un monde dont on parle beaucoup mais que l’on connaît peu, celui des pompiers, et plus particulièrement les pompiers de Paris. On découvre alors les sacrifices faits quotidiennement par ses hommes, sacrifices physiques et psychologiques. On découvre également la solidarité et l’esprit de corps qui animent ces hommes, prêts à mourir pour sauver des inconnus, mais également pour sauver les leurs. Mais ce qui frappe davantage, c’est la passion qui anime ces hommes. Le film retranscrit très bien ce sens du devoir et cette vocation presque inée qui font des pompiers des êtres à part. Ils risquent quotidiennement leur vie pour les autres, animés par une humanité sans égale et nous l’oublions trop souvent. Sauver ou périr leur rend hommage et ça fait du bien.

Un film psychologique sur la quête d’identité

Franck (Pierre Niney), se sacrifie lors d’une intervention. A son réveil dans un centre de traitement des grands brûlés, il comprend que son visage a fondu. Il va devoir se battre pour retrouver son identité. Un autre film commence alors, mettant en avant le traumatisme que rencontrent ces pompiers qui voient leur vie détruite pour avoir sauvé celle des autres. Plus généralement, Franck symbolise toutes ces personnes cabossées qui se battent pour retrouver goût à la vie. Avec finesse, Sauver ou périr montre le rôle crucial que jouent la famille, les amis, mais aussi le personnel médical dans cette reconstruction souvent longue et difficile. Celui qui passait son temps à sauver la vie des gens doit maintenant apprendre à faire confiance aux autres pour qu’ils sauvent la sienne. Le symbole est fort, le film aussi.

Un ensemble émouvant et plein d’humilité

L’interprétation est poignante, les thématiques le sont tout autant et le réalisme est au rendez-vous. Frédéric Tellier signe ici un drame plein d’amour et d’humilité, il nous parle et nous touche. Au-delà d’être un beau film d’amour, Sauver ou Périr dresse avec respect, un très bel hommage à ces hommes de sacrifices.

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